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lundi 18 avril 2011

Une journée dans la vie de Stéphanie, cadre moyen à France Télécom

Pas simple de traiter un sujet ayant trait à la mort, au suicide, à tout ?a… On préférerait de beaux récits positifs, avec de belles envolées lyriques… Eh bien non, la vie, c’est difficile. Et la vie au travail, c’est parfois un cauchemar. France Télécom et ses ? 25 suicides en 20 mois ?, une ? mode ? selon le mot malheureux du grand patron Didier Lombard, l’attestent. Nous avons rencontré Stéphanie, cadre moyen au p?le administratif de la société. Elle nous raconte sa journée type de travail.
7h00. Le réveil sonne : ? Hmm… encore les transports à me taper ce matin. ? Trajet collé serré, odeur exquises… La belle demoiselle est enchantée.
9h00. ? Ouf, fini la galère des transports, bonjour la galère du travail ?, pense miss Steph en ouvrant la porte du batiment tout juste retapé. Elle monte à son bureau, bonjour aux collègues, premier café de la journée. ? La pause café ? de l’équipe, la première de la journée. Mise en marche machinal de l’ordinateur. Stéphanie voit apparaitre à l’écran une montagne de mails de la veille qui attendent de pied ferme qu’on s’occupe d’eux.
Dans ces mails, des demandes de collègues, les instructions des responsables mais aussi des blagues de collègues un peu farceurs. Des comiques cachés chez France Telecom ? ?a blague sur tout et n’importe quoi, même sur ce qu’il y a de plus chaud au sein de l’entreprise. Rire du pire, ?a permet de mieux le supporter…
9h20. Stéphanie, retrousse ses manches. Contrats, réponses aux collaborateurs stressés, gestion de son quotidien.
10h30. Après avoir averti sa ? collègue-copine ? de l’étage d’en haut de son arrivée imminente, Steph s’en va la rejoindre à l’étage supérieur pour son deuxième café de la journée. Cette pause kawa sera l’occasion d’échanger sur les aspects politico-commerciaux du groupe et les problématiques organisationelles propres au service… Non, je plaisante. Ce coffee-break est échange de ragots et rumeurs sur les collègues un peu mignons et d’autres un peu moins. Gobelets à la poubelle et retour au travail, jusqu’à 12h30, heure du déjeuner.
Là, Stéphanie indique un détail important : pendant le repas, le sujet phare reste le travail. Une pensée à Princesse Erika ? Faut qu’j’travaille, je veux pas qu’on me pousse, je sais ce que j’ai à faire ?.
13h30, avant de reprendre le boulot, troisième pause café.
L’après-midi, pas de pauses, travail sans interruption, il faut bien que les dossiers avancent et soient bouclés, il n’y a que chez Walt Disney que les p’tits lutins font le travail à la place des hommes. Stéphanie tapote sur son clavier, dans son bureau situé à c?té de celui du responsable.
Au fil de la conversation, Stéphanie se dévoile un peu plus, et laisse entrevoir certains aspects du travail à France Télécom. Nous comprenons alors que ces multiples pauses cafés peuvent être le moyen pour elle et pour ses collègue de s’abstraire, juste un instant, d’une pression bouffante.
Stéphanie nourrit une petite ranc?ur vis-à-vis de son responsable. Elle doit s’occuper des dossiers qu’il lui a gentiment laissés avant de s’envoler pour une destination où on essaie au maximum d’oublier le labeur. Du coup, ne l’absence de son supérieur, elle quitte son poste 2 heures plus tard que de coutume. Total : 10 heures sup hebdomadaire. Avec cette charge de travail en plus, Stéphanie, d’ordinaire déjà nerveuse en raison du stress lié à son activité, est tombée malade, ? limite en dépression ?.
18h00, heure à laquelle elle termine en principe son travail. Comme on l’a compris, ?a reste théorique. Elle pousse la porte de France Télécom, dit au revoir à la gardienne avec son grand sourire et pense au temps qu’elle va mettre pour rentrer au bercail. Elle compte les minutes, compressée dans le RER. Odeur de sardines.
Rentrée chez elle, la jeune femme se vautre dans le fauteuil à c?té de ses amis les sucreries. Et devant la télévision où elle s’imagine guérir les malades aux c?tés de docteur House, ou emménager à Wisteria Lane, près de chez Susan Mayer, St ?phanie ne peut s’empêcher de repenser à sa journée, et à celle qui l’attend le lendemain.
Quand elle pose sa tête sur l’oreiller, elle songe un bref instant à cet homme, un lointain collègue qu’elle ne conna?t pas, qui s’est suicidé à cause de la pression au travail, comme il l’a écrit, dans sa dernière lettre.
A demain Steph’ !
Kahina Mekdem

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